
Je suis monsieur Idrissa Berthé âgé d’une cinquantaine d’années, fonctionnaire et père de quatre enfants.
Au dernier accouchement de ma femme, il y a eu des complications et elle s’est retrouvée paralysée et dépourvue de ses facultés auditoires.
Elle a passé plus de trois mois dans un hôpital à Bamako. Je me suis occupé d’elle pendant plus de deux ans et je payais des infirmières qui passaient régulièrement à la maison pour ses soins.
Étant fatigué financièrement mais toujours aux petits soins pour mon épouse, ses parents aisés et installés à l’étranger me proposèrent de la ramener auprès d’eux pour mieux la soigner.
Après quelques années passées avec sa famille entre les mains de meilleurs spécialistes, ma femme recouvre petit à petit la santé. Elle recouvre de plus en plus l’usage de ses membres et de son raisonnement.
Le seul problème dans l'histoire, il y a de cela quelques temps quand ma femme était chez ses parents, j’ai décidé de prendre une nouvelle épouse. Je vis désormais avec cette dernière et mes quatre enfants.
Lorsque cette nouvelle est arrivée aux oreilles de ma belle famille, elle fut choquée et me considère désormais comme un «traitre » disant que je devais attendre la guérison de leur fille qui va de mieux en mieux.
De mon côté, je considère avoir attendu assez longtemps (près de 3 ans) étant un homme bien portant. Suis-je à blâmer ? Ai-je été ingrat envers ma femme et ma belle-famille qui d’ailleurs continue à s’occuper des soins de leur fille ?