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Le 28 mars 2025, l'Hôpital Gabriel Touré, l'un des plus grands Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) du Mali, a été secoué par une grève historique qui a pris une ampleur inattendue. Cette action de protestation, lancée par le personnel de santé en réaction à l'arrestation controversée du Professeur Broulaye M. Samaké, a mis en lumière des dysfonctionnements qui, selon les grévistes, minent la qualité du service public de santé dans le pays.

La grève, d'une rare intensité, n'est pas seulement la conséquence immédiate de l'arrestation de ce haut responsable de l'hôpital. Elle est l'aboutissement de frustrations multiples accumulées au fil des années. Le Professeur Broulaye M. Samaké, une figure respectée au sein de l'hôpital Gabriel Touré, a été arrêté dans des circonstances jugées floues par ses collègues et la communauté médicale. Les accusations qui pèsent contre lui, selon certains témoignages, sont entourées d'irrégularités et de manque de transparence dans la procédure judiciaire. L'absence de communication claire sur les motifs de cette arrestation a envenimé la situation, déclenchant une solidarité sans précédent parmi les syndicats et les travailleurs de l'hôpital.

Le sentiment d'injustice a ravivé les tensions concernant la gestion de l'hôpital, déjà fragilisé par une série de pénuries de matériel médical et un personnel insuffisant pour faire face à la demande croissante de soins. La grève a rapidement pris de l'ampleur, perturbant les activités du CHU et menaçant de paralyser un service de santé déjà en crise.

Face à cette crise sociale, la direction de l'hôpital, représentée par Thierno Madani Diop, le Directeur Général du CHU Gabriel Touré, a tenté de désamorcer la situation. Lors d'une déclaration publique, Diop a précisé que l'arrestation du Professeur Samaké était une affaire personnelle, sans lien direct avec la gestion de l'hôpital. Il a souligné que l'institution poursuivait ses missions de soins et que l'administration se consacrait à résoudre les problèmes internes, loin des enjeux judiciaires.

Pourtant, cette tentative de rassurer les grévistes semble insuffisante pour apaiser les mécontentements. Beaucoup estiment que les réponses apportées par la direction ne répondent pas aux véritables préoccupations du personnel, à savoir les conditions de travail dégradées, le manque de ressources, et surtout la gestion opaque de l'institution.

Les grévistes ont formulé plusieurs revendications qui dépassent largement le cadre de l'incident judiciaire entourant le Professeur Samaké. Parmi les demandes phares, on retrouve une amélioration de la gestion des ressources humaines, une augmentation des effectifs pour pallier la pénurie de personnel, ainsi qu'une meilleure allocation des budgets destinés aux équipements médicaux. Les travailleurs de l’hôpital pointent également du doigt les retards récurrents dans le paiement de leurs salaires, ainsi que la non-régularité des primes et des indemnités.

La grève à Gabriel Touré ne se limite donc pas à une simple mobilisation pour défendre un collègue ou une cause individuelle. Elle s'inscrit dans un contexte plus large de crise structurelle du système de santé malien. En effet, les conditions de travail difficiles, l'insuffisance de moyens financiers et matériels, ainsi que la gestion désastreuse du secteur de la santé, alimentent une situation de plus en plus préoccupante.

Cette grève à Gabriel Touré survient dans un contexte de crise sanitaire et sociale profonde au Mali. Depuis plusieurs années, le pays fait face à des défis énormes pour garantir un accès aux soins de qualité pour sa population. L’insuffisance de ressources humaines et matérielles, la vétusté des infrastructures, ainsi que le manque d’une vision claire pour le secteur de la santé exacerbent la précarité du système.

Le Mali est en train de vivre une situation où les revendications du personnel de santé trouvent un écho de plus en plus large au sein de la population, elle-même confrontée à des difficultés d’accès aux soins. Cette grève, loin d’être isolée, s’inscrit dans une série de mouvements sociaux dans le pays qui pointent du doigt l'incapacité des autorités à répondre aux besoins urgents des Maliens.

Il est impératif que les autorités maliennes prennent conscience de l'urgence de la situation et que des discussions ouvertes soient menées avec tous les acteurs du secteur pour trouver des solutions viables. Si rien n'est fait pour répondre aux préoccupations des travailleurs de la santé, la crise pourrait s'aggraver, affectant encore plus les Maliens qui dépendent de ce système pour leur bien-être.

La grève historique à l'Hôpital Gabriel Touré est un signal d'alarme pour l'ensemble du système de santé malien. Elle met en lumière des dysfonctionnements graves qui, s’ils ne sont pas résolus, risquent de mettre en péril un secteur vital pour des millions de Maliens. Ce n’est pas seulement une grève, c’est un appel urgent à la responsabilité collective et à un sursaut national pour sauver ce pilier fondamental de notre société.

La Rédaction de Nouvelles du Mali

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