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 278 bâtis occupent illicitement des collecteurs naturels (passages d’eaux) rien que dans la commune 5

Le Mali est actuellement confronté à une crise majeure d'inondations. Le 23 Août 2024 les autorités maliennes ont décrété l'état de catastrophe nationale, sur toute l'étendue du territoire national suite à la vague d'inondations qui a secoué le pays.

Ces événements ont des répercussions profondes sur les communautés locales, l'économie et l'environnement. Cet article examine les causes des inondations, leurs impacts sur la société et l'environnement, les responsabilités à dégager, ainsi que les réponses et les stratégies mises en place pour atténuer les effets.

Durant ces dernières années, il est vrai que pendant l’hivernage les pluies tombent de façon inhabituelle . Il y a certains endroits qui reçoivent la quantité de pluie d’une année en une semaine parfois en une journée du fait du changement Climatique. C’est le cas par exemple pour la ville de Gao, qui a reçu une forte quantité de pluie de 95mm en trois heures de temps selon OCHA, alors que la ville reçoit 220 mm/an de pluie en moyenne. Ceux-ci entraînent forcément des inondations.

Au Mali, il n’est pas rare de voir des maisons construites dans les nids des marigots, des cours d’eau naturel, sous les pieds des collines, au vues et au su de tous, sans que personne ne bouge le doigt.

Selon le 3e adjoint au maire de la commune 5 du district de Bamako, en 2018 une équipe technique de la mairie a recensé 278 bâtis qui occupent illicitement des collecteurs naturels rien que dans cette commune. Aussi la majeure partie de la population ne consulte pas de spécialiste en la matière pour les travaux de constructions.  maisons sont construites de façon anarchique. 

Dans les plaines ou sur les collines, on peut percevoir des maisons avec des plans qui sont en inadéquation avec la géographie du milieu. Par incivisme, la majeur partie des habitants qui ont des parcelles légales proches des ravins et cours d’eau ne respectent pas les consignes exigés notamment et parmi d’autres, il faut laisser 10 mètres entre le collecteur naturel et la construction  selon  Monsieur Seydou Soumaré,  chef de service assainissement à la mairie de la commune 5 du district de Bamako.

Avec l’impunité, les maliens  majoritairement ne se soucient pas de l’obtention de l’autorisation de construire. Les caniveaux et les collecteurs d’eau, existent très peu et même là où il en existe, souvent ils ne répondent pas aux normes exigées car sont soit trop petits ou mal construits et entretenus. Par exemple et très souvent quand la période de pluies commence au Mali, beaucoup de caniveaux sont bouchés par des ordures et du sable.

Leurs suivis et entretiens ne sont pas tout le temps réguliers d’où la responsabilité des autorités en charge.

Selon Monsieur Soumaré, le schéma d’urbanisation n’est pas en cohérence avec le schéma directeur. Les travaux de lotissement sont faits sans l’approbation des services sanitaires. Toujours selon lui, dans certaines communes à Bamako, on peut constater  des quartiers lotissés sans dépôt de transit des ordures notamment le cas des logements sociaux. 

Ajoutez à l’incivisme de la majeure partie de la population, leurs ordures se retrouvent très facilement dans les collecteurs naturels et les fosses. Tous les passages d'éventuelles eaux sont bloquées. 

À la moindre pluie, on s’aperçoit que le passage des eaux est bouché. Les eaux de ruissellement envahissent les quartiers et l’eau stagnant dans les rues sont facteurs de maladies et d’insalubrité dont les conséquences sont subies par ces mêmes populations.

Dans des vidéos devenues virales sur la toile, nous déplorons des familles entières qui se sont faites piégées par une grande crue d’eau soudaine dans le quartier de Missabougou (Bamako ).

Le Directeur national du développement social et celui de la Santé et de l'Hygiène publique ont fait le point de la situation en ce début du mois de septembre 2024, sur un total de 228 cas d’inondations dans 18 régions du pays, 18 140 ménages sinistrés ont besoin d’assistance d’urgence. Un total de 42 cas de décès a été enregistré.

Les inondations ont de lourds impacts sur les activités humaines dans les zones touchées, mais aussi sur le milieu lui-même et sa biodiversité. La force du courant provoque d'importants dégâts, des pertes en vie humaine, auxquels s'ajoutent ceux dus à la submersion prolongée des biens et à la pollution de l'eau.

Face à cette situation dramatique, le gouvernement malien a adopté une série de mesures adéquates. Dans certains quartiers on constate des déblayages et élargissement des fosses, force est de reconnaître que cela vient un peu tardivement.

Les campagnes de sensibilisation se poursuivent sur les risques d’inondation, l’interdiction d’attribution de parcelles dans les zones inondables, le curage des collecteurs et des caniveaux, ainsi que le recensement et la libération des constructions entravant les voies d’écoulement des eaux. 

Le Ministre de l’Économie et des Finances a reçu pour mission de mobiliser 4 milliards de francs CFA pour faire face aux conséquences des inondations. Ces fonds seront utilisés pour renforcer le stock national de sécurité alimentaire et fournir une assistance supplémentaire aux ménages touchés.

 

Ismaila Diabaté pour NouvElles du Mali

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